Il Trovatore

Il Trovatore

Opéra en 4 Actes, 1853

Musique Giuseppe Verdi - Livret Salvatore Cammarano, d’après Antonio Garci­a Gutierrez

Opéra National du Rhin - 12, 14, 17, 19, 23, 26 Juin, 3, 5 Juillet 2020 - Nouvelle production

« On croit ici que l’âme damnée de la sorcière erre encore dans le monde,
Et que, lorsque le ciel est noir, elle se montre sous des formes variées.» - Il Trovatore, Acte 1

DISTRIBUTION
Direction musicale, Daniele Callegari
Mise en scène, Scénographie, Costumes, Jean-Philippe Clarac & Olivier Deloeuil
Collaboration à la scénographie, Christophe Pitoiset
Collaboration artistique, Lodie Kardouss
Lumières, Christophe Pitoiset
Création Vidéo, Jean-Baptiste Beïs
Création graphique, Julien Roques
Dramaturgie, Luc Bourrousse

Avec : Scott Hendricks (Il Conte di Luna), Brigitta Kele (Leonora), Sonia Ganassi (Azucena), Stefano La Colla (Manrico), Antonio di Matteo (Ferrando), Claire Péron (Inès), Tristan Blanchet (Ruiz)

PRODUCTION

Opéra National du Rhin

A PROPOS

Chasse aux sorcières et dystopie féministe, dans le Strasbourg des années 2050.

Dans un univers futuriste où les hommes du Conte de Luna contrôlent la mémoire des femmes dans de vastes Data Centers hautement sécurisés, la « sorcière » Azucena va être capturée et va retourner dans le Passé, précisément du fait de sa capacité à se focaliser sur certains événements antérieurs. Un voyage dans le Strasbourg des années 2020, dans lequel Manrico a vu le jour; mais aussi dans le Strasbourg des années 1500, âge d’or de la chasse aux sorcières en Europe.

Sorcièes néo-féministes, hackeurs anonymes et pouvoir scientifique s’affronteront ainsi, au cours d’allers-retours temporels constants.

Une lecture futuriste du chef-d’oeuvre de Verdi qui, à  travers l’exploration des troubles de la mémoire d’Azucena, espère confronter chaque spectateur à une triple question:

Au niveau intime, quel est notre rapport aux souvenirs et aux émotions du Passé?

Au niveau politique, comment gérer et transmettre la «  juste » mémoire?

Le Trovatore, archétype de la misogynie lyrique, avec ses récits constants d’effacement des discours féminins (souvenirs d’Azucena, fantasmes de Leonora, prémonitions d’Inès) par le discours masculin? Ou plutôt le Trovatore comme un conte philosophique, se jouant des notions de temps, de perception et de prédestination pour, peut-être, appeler le Passé et l’Avenir au secours de notre Présent?